Je ne m'identifie pas, car je suis favorable à la grève, mais stagiaire. J'ai donc plus à perdre que Monsieur Schwarz, qui lui peut compter sur la déontologie des membres de la profession qu'il conchie pour être traité équitablement.
PFFFF je tombe sur ce forum et voit l'incurie des arguments de Monsieur Schwarz.
Juste une remarque concernant les fameuses vacances de 13 ou 14 semaines. Expérience personnelle : maitrise de classe en 8 vso, enseignement de l'histoire, de la géographie, de l'amp, de l'anglais, de la citoyenneté, du dessin. Temps de travail hebdomadaire : entre 50 et 60 heures, avec coup de téléphone et entretien avec les parents entre 6 heures du matin et 23 heures. Faites le calcul et dites moi combien de vacance cela fait en comptant un 100 % à 42h30 par semaine. Moi j'avais calculé 3,5 semaine de vacance pour l'année... Aujourd'hui stagiaire au gymnase, je peux assurer monsieur Walther que le temps de travail est au moins équivalent.
Aujourd'hui, je fais partie de la volée de personne en formation à la HEP qui est massivement précarisée par le système de formation. Je ne me plains pas, même si se retrouver au social avec une famille à charge n'est pas vraiment rigolo. (En passant : nombre de profs de gymnase ont connu la précarité, nombre de professeur de gymnase savent ce que veut dire trimer pour payer ses études, nombre de professeur de gymnase ont travaillé dans le privé et n'ont pas de leçon à recevoir sur ces points) Mais j'estime que le salaire que je toucherais si j'ai la responsabilité de pouvoir enseigner au gymnase doit refleter un minimum mon degré de formation, les sacrifices faits et la qualité (ne vous en déplaise) des cours que je dispense. La qualité a un prix, le service publique aussi.
Si vos profs ne vous conviennent pas, un petit conseil : dégagez dans le privé et allez voir si un enseignement donné par des personnes qui sont souvent mal ou pas formée vous convient. Ensuite,revenez nous faire des théories. A votre âge vous vous permettez de venir faire la leçon à des personnes aux parcours divers, qui ont pas mal d'heure de vol au compteur. Pour qui vous prenez-vous? S'il est sain de réfléchir et de remettre en cause la réalité sociale, cela ne peut se faire que sur des arguments solides et non des jugements de valeurs. Vous n'avez ni la légitimité, ni les connaissances, ni l'expérience pour émettre un quelconque jugement sur un corps de métier dont vous semblez tout ignorer, malgré le fait que vous soyez élèves.