M. Jaquet, vous me faites rire (et je pense aussi que vous en riez vous-même), lorsque vous vous écrivez des phrases telles que "Je ne permettrais jamais d'émettre un jugement de valeur sur mes élèves, leur personne... C''est l'éthique de notre profession. Je trouve en revanche que vous versez dans l'attaque personnelle envers moi". Pour être très clair, il n'y a aucune attaque personnelle envers vous. Je ne vous connais pas, donc je ne porterai aucun jugement personnel à votre égard (je finirai presque par vous estime) ... comme vous le faites à mon égard. Je constate simplement ä travers nos échanges que vous vous comportez en vrai prof: "Nous, les profs, avons la vérité infuse, les élèves doivent en prendre note!" (Pardonnez-moi, mais j'ai aussi passé quelques années à l'école) M. Jaquet, je ne suis pas un vos de vos élèves, mais un citoyen qui estime avoir le droit d'émettre son opinion.
Si vous suiviez de près la politique, vous sauriez que le peuple est très souvent appelé à trancher sur des sujets qui nous paraissent "anodins", tels sur de minarets (à venir) ou des limitations de vitesse. Nous avons, à un niveau inférieur, aussi à trancher sur des terrains à bâtir... Alors pourquoi ne pas laisser "plancher" le peuple sur les salaires des profs de gymnases vaudois?
J'ai compris que nous ne pourrons jamais être des amis (ce que je ne recherche pas dans l' absolu; je pensais juste pouvoir échanger des avis), car vous refusez de faire ma connaissance pesronnelle. Dommage, car je vous cite: " Faites-moi
l'amitié de lire attentivement ce que j'écris." M. Jaquet, je lis attentivement tout ce que vous écrivez et je vous apporte aussi - personnellement - toute mon estime.
Nous n'allons peut-être jamais boire un verre. Mais peut-être vous allez m'accorder le droit de dialoguer avec vos élèves. J'ai appris que les profs essaient d'expliquer vos revendications dans leurs classes. Mais évidemment je n'ai pas entendu qu'il y avait des discussions contradictoires, avec des gens qui ont un avis différent. Qu'en est-il du débat démocratique, de la liberté d'expression?
Je vous cite: "je me sens constamment attaqué, méprisé, dans ma profession, mes idées, mon intégrité, ma personne. Je me sens agressé par quelqu'un qui ne veut pas jouer la transparence." Vous connaissez, depuis ce soir, mon prénom. Je vous donne aussi mon no de natel: 079 330 13 91 et mon adresse emali:
b.bickel@bluewin.ch.
Je sais que pour une personne qui a passé toute sa "carrière" à l'école il est difficile de comprendre que d'autres personnes aient eu un parcours différent, surtout plus riche en expérience (dans le privé).