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Précarisation subjective des salarié.e.s

En supplément à la Lettre des gymnases N°77 consacrée à l'évaluation, voici la présentation en images de ce que la sociologue Danièle Linhart nomme la précarisation subjective. Comment obliger les salarié.e.s à s'en remettre aux modalités de faire préconisées par le management plutôt qu'à leur point de vue professionnel, à leur expérience ? Il y a bien sûr la précarisation objective (CDD, stages, temps partiel subi) mais aussi une tendance à précariser les personnes que leur statut protège(CDI, temps de travail choisi).  Lien vers la vidéo.

En voir et entendre plus ? Conférence de Danièle Linhart à l'occasion de l'Assemblée générale de SUD en 2012.

 
Des dangers de l'évaluation permanente

 

Lettre des gymnases N° 77 - Septembre 2016

Des dangers de l'évaluation permanente

L E T T R E

des gymnases N° 77

septembre 2016

Publication du comité de l’Association vaudoise des maître-sse-s de gymnase (AVMG) - Membre de la Fédération syndicale SUD et de SUD Education – Place Chauderon 5 - 1003 Lausanne – www.avmg.chCette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Toutes et tous grillés !

Des dangers de l’évaluation permanente

« Ce qui manque ne peut pas être compté. » (L’Ecclésiaste, I, 15)

 

« Celui qui prétend attribuer un chiffre à une émotion est un con. » (Sorbonne, Paris, mai 68)

Un fait divers gymnasial

S’il « faut bien éduquer les éducateurs » (Marx), pourquoi ne pas évaluer les évaluateurs, c’est-à-dire noter celles et ceux qui mettent des notes ? C’est à peu près en ces termes que le rédacteur en chef d’un quotidien matinal présentait l’affaire des trois gymnasiens sanctionnés à la fin de l’année scolaire pour avoir mis en ligne un site d’évaluation de leurs enseignants, sans l’autorisation de la directrice. La logique semble imparable, comme une loi du Talion infantile (tu me notes, je te note) : « Maintenant, c’est à ton tour d’évaluer ton prof », comme l’annonce la page d’accueil du site. Sauf que les apparences sont trompeuses et qu’il n’y a pas ici de réelle symétrie : les enseignant.e.s évaluent des travaux, des aptitudes et non des personnes, n’en déplaise à celles et ceux qui défendaient naguère l’évaluation comportementale des élèves (dans la défunte « page de gauche » d’EVM). Et il faudrait alors peut-être évaluer les élèves qui évaluent (méritants, appliqués, participatifs, etc.)[1] : assurément un processus sans fin, stérile et nocif.

Trois semaines de suspension des cours, une « sanction violente et aveugle », s’étrangle le rédacteur des aurores, pour une « démarche dans l’air du temps » ! On notera tout de même que la sanction, soutenue par le Département de la Formation et de la Jeunesse (eh oui ! les sanctions formeraient aussi la jeunesse), est intervenue à la fin de l’année scolaire : les élèves incriminés n’ont donc pas été trop longtemps « interdits de cours » (eux qui avouaient s’y ennuyer), puisque les derniers jours de juin sont consacrés à des examens qui ne les concernaient pas. Ces gymnasiens étaient par ailleurs présentés dans un autre article du même quotidien comme de jeunes « rebelles », comparés à Mark Zuckerberg, qui, on l’apprenait à cette occasion, se serait distingué durant sa jeunesse studieuse par la même démarche héroïque (c’était à Harvard cependant). Nos trois martyrs iront probablement très loin…

Les jeunes gymnasiens et leurs parents se défendent en soutenant que leur démarche était « une bonne idée »[2]. Nous voudrions leur dire que ce n’est pas le cas, non pas pour la raison que les élèves ne seraient pas compétents pour évaluer leurs enseignant.e.s (ce qui est partiellement vrai), mais parce que ce n’est pas une bonne idée du tout de soumettre les enseignant.e.s et les salarié.e.s en général, à des procédures d’évaluation permanente.


Lien vers la version intégrale de la Lettre N°77


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Gratifications d'ancienneté

ça vous chatouille ou ça vous gratouille ?

Parfois, après une journée d’enseignement, cela vous arrive-t-il de ressentir comme une démangeaison ? Du côté du cœur ou peut-être bien de l’estomac sur lequel quelque tracasserie vous serait restée ? A moins que ce soit du côté de la reconnaissance que cela vous gratouille ? Le Conseil d’Etat agit avec la générosité que nous lui connaissons. Après avoir pris son temps – douze ans, tout de même – avant de mettre en œuvre une dispositions de la Loi sur le Personnel sur les gratifications (nous y voilà !), il lui arrive d’oublier un.e bénéficiaire par ci, par là.

Avez-vous droit à une gratification, de quel montant? Lien vers la directive. Le montant dû doit vous être versé le mois suivant la période écoulée correspondant aux années de service prises en compte.

Souhaitez-vous toucher votre dû ? Lien vers notre lettre-type.

Sans oublier le plaisir : http://www.dailymotion.com/video/x4fs67_ca-vous-gratouille_shortfilms


Attention ! Il n'y a pas d'effet rétroactif. Par exemple, si vous aviez 10 ans d'ancienneté en 2014 (la directive est active depuis le 01.01.2015), il faudra attendre 2019 pour toucher la gratification des 15 ans.

Si vous n'avez pas touché une gratification due en 2015, contactez-nous. Il faudra peut-être directement saisir le Tribunal. Et vite.

 

 



 
Protection des données et de la personnalité

Evaluation par les élèves

Le corps enseignant du Gymnase de Morges a tout récemment fait l'objet d'une évaluation menée par certains de ses élèves. Le projet initial de ces derniers, qui était de publier sur la toile des résultats nominaux pour chaque enseignant.e, a été recadré. Toutefois, nous ne considérons pas cet incident comme une affaire classée. Tant s'en faut.

Nous avons écrit le 9 juin 2016 à Anne-Catherine Lyon, en sa double qualité de Conseillère d'Etat et Cheffe de département. Notre lettre à télécharger.

Souriez, vous êtes filmé.e.s !

L'application logicielle Périscope permet la retransmission d'une scène vécue en direct, par exemple d'un cours. Le phénomène touche plusieurs ordres d'enseignement.

Que va entreprendre le DFJC afin de protéger à l'avenir la santé et la personnalité des enseignant.e.s et autres professionnel.le.s des écoles, ainsi que celle des élèves, contre ce genre d'atteinte ?

Notre courrier du 2 mai 2016 (lettre de SUD Education à télécharger). Bien qu'incomplète, la réponse d'Anne-Catherine Lyon est un bon début (sa lettre du 25 mai 2016).

 

 
Règlement des gymnases, 2 juin 2016

La réponse de SUD Education (AVMG et SVMS) à la

Consultation des syndicats relative au projet de nouveau RGY

Monsieur le Directeur général,

Voici notre réponse à la consultation reçue par courrier électronique le 28 avril 2016.

En préambule, vous y rappeliez que « les compétences actuelles de toutes les instances sont conservées ». Cela nous réjouit. Ensuite, vous citiez à juste titre « les instances consultées (Conférences des maîtres, Conférences des directeurs et syndicats) [qui] salueront certainement à sa juste valeur l’immense travail de clarification fait par le Département (…) ».

A ce propos, pouvez-vous nous assurer que des conférences des maître.sse.s se soient effectivement réunies dans tous les établissements ? que les remarques ou amendements adressés aux directions des gymnases par des enseignant.e.s aient été traités par dites conférences ?

Une fois cette question posée, à laquelle nous attendons une réponse, nous avançons les amendements suivants, dans l’ordre chronologique des articles.

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