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De l'effet immédiat! Numéro spécial des Brèves (9 avril 2019)

Brutalité administrative au Gymnase Auguste-Piccard (GAP) et à la Direction générale de l’enseignement postobligatoire (DGEP)
"Tous ne mouraient pas mais tous étaient frappés" (Jean de La Fontaine)


Une procédure de licenciement avec effet immédiat (article 61 de la Loi sur le personnel) a été engagée par la DGEP à l’encontre de notre collègue M. Philippe Leignel, membre du comité de l’AVMG. Il s’agit d’un maître qui a plus de trente années d’expérience et vingt ans de syndicalisme engagé. C’est la première fois que des griefs relevant d’un langage inapproprié pendant ses cours lui sont adressés.

Nous avions déjà dénoncé avec vigueur, par le passé (en 2009 et 2012), les interprétations abusives de cet article 61 de la LPers par une autorité d’engagement autocratique, sous le règne du précédent Directeur général.

On ne peut et on ne doit pas, sur la base d’accusations unilatérales et sans preuves, bafouer les droits et l’honneur d’une personne ainsi que son avenir professionnel et son emploi.

Pour les mêmes raisons, on ne peut et on ne doit pas plonger tout un établissement scolaire dans une situation de crise. Ce d’autant que l’on voit mal comment dite situation n’engloberait pas tout le personnel ainsi qu’au moins une partie des élèves. Lire notre édition spéciale des Brèves.

 
A travail égal, salaire égal, tout de suite !

Enseigner les branches ICA (Information, Communication, Administration) dans une école professionnelle ou dans un gymnase à des jeunes en formation commerciale requiert les mêmes qualifications, les mêmes compétences et mérite donc la même classifcation et le même salaire. Peu importe que les profs d'ICA constituent un groupe mixte au gymnase alors que le collectif des profs d'ICA dans les écoles professionnelles est exclusivement féminin.

Tout cela semble aller de soi, n'est-ce pas ? De toute évidence, pas pour l'Etat de Vaud ! Sinon, comment expliquer l'acharnement avec lequel l'Etat de Vaud nie l'évidence en 2008 lors de DECFO-SYSREM, puis s'acharne contre les arguments d'une collègue dans une procédure juridique qui dure depuis plus de 10 ans ?

A ce jour, le Tribunal cantonal (TC) a confirmé le jugement de première instance rendu par les Prud'hommes. Les arguments de l'Etat de Vaud ont tous été balayés. Nous demandons le respect plein et entier de nos collègues enseignantes d'ICA dans les écoles professionnelles, tout de suite ! Plus d'informations en suivant ce lien.

 
Les Brèves N°32

Quasi monopole de la firme à la pomme sur le parc des machines, entrée en force d’Office 365 dans les gymnases : gare aux GAFAM dans l’enseignement public vaudois ! Projet de certification qualité pour les gymnases cantonaux : retour vers le futur ? Nos réflexions sur les économies que l’on nous assène et l’extension chaotique du gymnase de Burier sont également au sommaire du numéro 32 de nos Brèves.

 

 
Gare aux GAFAM

 

A l’office 365 jours par an

« La seule façon de maîtriser l’informatique, c’est de pouvoir s’en passer. » (Solange Ghernaouti, professeure à l’Unil, experte internationale en cybersécurité)

Au moment où l’on peut lire que les cantons romands veulent « reprendre (sic) la main sur les géants du numérique », nous recevons dans certains gymnases vaudois, via nos « RI » (les responsables informatiques), des offres pour obtenir avantageusement des licences d’exploitation d’une suite bureautique de Microsoft nommée « Office 365 », destinée possiblement à remplacer « educanet2 ». La licence serait par ailleurs généreusement offerte à toutes et tous les élèves. Remplacer une coopérative reconnue d’utilité publique par la confédération, l’institut suisse des médias pour la formation et la culture, par l’un des géants de l’informatique, le M des GAFAM, voici la bonne idée de la DGEP et de son unité des systèmes d’information (USI) pour « reprendre la main » sur les GAFAM. Peut-être est-ce une manière particulièrement subtile d’avoir ces géants à portée de main…

Ou devrait-on aussi considérer le choix du service de la DGEP comme un rééquilibrage adapté à la culture ou au biotope numérique ? Les gymnases vaudois sont en effet depuis longtemps de gros consommateurs d’appareils Apple — rappelons au passage que l’article 11 de la loi scolaire interdit toute forme de propagande politique, religieuse et commerciale auprès des élèves —, dont le renouvellement tous les six ou sept ans choque d’ailleurs la conscience écologique hautement développée de certain.e.s de nos élèves. Cette consommation va sans doute croître encore dans le contexte ambiant d’obnubilation numérique et de l’introduction prochaine d’une nouvelle discipline obligatoire d’informatique. Par souci d’équité peut-être ou d’équilibre en parts de marché, il fallait donc ouvrir grand la porte de nos écoles à l’ogre Microsoft !

Comme s’il n’y avait pas d’autre choix ! Quand les répondant.e.s informatiques se comportent de manière responsable, ils et elles rappellent à juste titre qu’il existe des logiciels libres, tout aussi fonctionnels et adaptés aux tâches bureautiques scolaires, usage naguère encouragé par le schéma directeur « Ecole et informatique » de 2006.

Quant à la gratuité pour les élèves, que pourraient invoquer les irresponsables de l’unité informatique de la DGEP pour justifier leurs choix et leurs achats, on lui opposera la formule désormais célèbre sur internet : « Quand c’est gratuit, c’est vous qui êtes le produit. » Et les géants du numérique connaissent le b.a.-ba de l’amorçage commercial, l’échantillon gratuit ; quand il faudra renouveler la licence désormais payante, l’élève de l’école publique, transformé.e en consommateur.trice et client.e de Microsoft, l’achètera. On entend déjà Bill Gates, qui ne se consacre désormais plus qu’à la philanthropie, murmurer : laissez venir à moi les petits enfants …

 

 
Grève pour le climat du 15 mars 2019
Dans le cadre de SUD Education, nous sommes intervenus en janvier déjà auprès du Département pour défendre le droit de grève des élèves et nous interposer face aux tentatives de répression de certaines directions . A ce jour, le dialogue est ouvert entre les jeunes et le DFJC.
Nous savons que certaines directions ont donné aux collègues des recommandations avant le relâche qui laissent par exemple aux maître.sse.s de classe une marge d'appréciation du motif d'absence pour grève pour le climat.
Or, à ce jour, les mesures officielles adoptées par le DFJC sont les suivantes .
Pour nos élèves, "aucune sanction ne sera prise à l'égard des jeunes qui justifient dûment leur absence par une participation à la manifestation" (voir le communiqué du Bureau d'information et de communication de l'Etat de Vaud (BIC), daté du 1er mars 2019).
Concernant les enseignant.e.s, il ne peut y avoir de grève car les conditions formelles ne sont pas remplies et ne peuvent probablement pas l’être (art. 52 LPERS). Pour l’heure, il n’y a pas de moyen de légaliser la grève du climat. Toutefois, "les enseignant.e.s voulant se rendre à la mobilisation à titre privé doivent demander un congé sans solde" (communiqué du BIC susmentionné).
D'une manière générale, nous encourageons une contribution sous l’angle de la construction intellectuelle, de l’émancipation et de l’esprit critique pour aborder de près ou de loin les questions soulevées par la grève du climat avec les élèves. Le syndicat défendra bien entendu les collègues qui seraient inquiété.e.s dans ce cadre.
 
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